mardi 21 mai 2013

Saucisse de Montbéliard aux lentilles


Vous allez me dire : on est en mai, ce n'est pas un plat de saison ! Eh bien tant pis. Je ne cherche plus à résister face à ce temps d'automne... et je me tourne à nouveau vers les plats roboratifs de début d'hiver.
Vous allez aussi me dire : la photo n'a rien à voir ! Je sais. Mais un plat de saucisse aux lentilles, tout le monde connaît et je trouve que ce n'est pas très glamour, en photo, justement... Vous voyez ce que je veux dire ? Alors j'ai préféré mettre autre chose...

Bref.
La saucisse aux lentilles, donc.
La recette de base, je l'ai trouvée .



Ingrédients :

500 g de lentilles (ah ah)
des lardons plutôt fumés
4 saucisses de Montbéliard
2 belles carottes
1 oignon
2 clous de girofle
thym, laurier
du vin blanc
1 cuillère de moutarde en grains à l'ancienne (facultatif, j'ai oublié d'en mettre...) en fin de cuisson

Temps de préparation : 20 mn
Temps de cuisson : 45 mn à peu près

Eplucher les carottes et les couper en rondelles
Eplucher l'oignon et l'émincer

Dans une cocotte en fonte, faire dorer dans cet ordre les lardons, l'oignon, les carottes.
Déglacer au vin blanc.
Ajouter le thym, le laurier, les clous de girofle puis les lentilles, après les avoir rincées, et enfin les saucisses.
Couvrir d'eau froide. Important qu'elle soit froide pour que la cuisson des lentilles se passe bien, qu'elles deviennent tendres. Et surtout pas de sel pendant la cuisson.

Et vous verrez, même en mai, on apprécie...


mercredi 17 avril 2013

Makis faciles

On aime manger japonais. On commande souvent chez Sushi Sake. Mais comme ça faisait longtemps que j'avais envie de me lancer dans la confection des makis, l'occasion m'en a été donnée par mon anniversaire : quatre invités surprise (merci chéri), envie de légèreté et de rapidité de fabrication.
J'ai donc cherché la bonne recette pour préparer les makis. La voici. En fait c'est pas si rapide, mais on peut s'y prendre en plusieurs étapes, ce qui simplifie les choses.

Ingrédients (pour 6 à 8 personnes mais on n'a pas mangé que ça, loin de là : j'avais prévu une belle salade d'endives pour accompagner)

500 g de riz à sushis
800 ml d'eau ou bien, si on utilise un rice-cooker, mettre de l'eau à ras du riz, puis ajouter l'équivalent de la hauteur de la phalange de l'index au-dessus du riz (suis-je claire ?)
73 g de vinaigre de riz (j'en ai mis un peu plus après avoir goûté)
53 g de sucre
6 g de sel

La préparation du riz. Il faut le laver très soigneusement jusqu'à ce que l'eau soit claire. Ca prend au moins cinq bonnes minutes. C'est indispensable ! Ensuite on peut le mettre à cuire.
Comme le Rice-cooker conserve au chaud, vous pouvez oublier le riz pour préparer le mélange vinaigre sucre et sel. Vous le faites chauffer à la casserole pour le dissoudre.
Quand votre riz est cuit, étalez-le dans un grand plat pour le faire tiédir. Versez le mélange vinaigré dessus en deux fois et mélangez délicatement en évitant de transformer le riz en bouillie. Attendez que ça refroidisse complètement.
Vous pouvez en profiter pour préparer le matériel pour la fabrication des makis :
des nattes en bambou (si vous vous y mettez à plusieurs)
des feuilles de nori (les feuilles d'algues noires qui enrobent les makis)
du saumon cru et fumé, du thon, de l'avocat... en lamelles de 5 mm environ
du concombre
de l'avocat
du fromage à tartiner
du wasabi
de la coriandre...
un bol d'eau pour se mouiller les doigts sinon ça colle trop

Et en route pour la fabrication ! Il y a apparemment plusieurs méthodes. Il faut de toute façon poser la feuille de nori côté lisse contre la natte. Mettre une couche de riz pas trop épaisse sur la dite feuille en laissant une bande sans riz tout en haut : elle servira à coller le rouleau. Ensuite il faut mettre une bande de thon/saumon/avocat et rouler le tout. Allez voir les tutoriels qu'on trouve facilement sur youtube, sinon je vais me perdre dans des explications oiseuses...
Une fois les rouleaux faits, les mettre au frais. Les couper avec un couteau mouillé au dernier moment, c'est meilleur...
Les invités se sont régalés, moi aussi !

Sur la photo, vous voyez des California rolls, faits avec des amis l'an dernier. Je n'ai pas recommencé l'expérience, mais ce sera pour la prochaine fois, je pense.


mercredi 10 avril 2013

Cupcakes : à la recherche de la meilleure recette

Cela fait un moment déjà que je teste des recettes de cupcakes sans parvenir au goût et à la texture qui me conviennent. Nouvel essai. Si c'est satisfaisant, je mettrai la recette. Sinon je continuerai mes tentatives...
30 mn plus tard... Eh bien oui c'est pas mal du tout !
Je vais donc vous donner la recette, trouvée dans les tendances gourmandes sur Marmiton.

Temps de préparation : 15 mn
Temps de cuisson : 15 mn
Ingrédients dans l'ordre où je les ai mélangés :
2 gros œufs
120 g de sucre
100 g de beurre fondu
3 càs de lait
140 g de farine
1/2 sachet de levure chimique
1 càc d'extrait de vanille
J'ai fait une douzaine de cupcakes. Ils ont gonflé mais pas débordé. Sur la photo on les voit avant cuisson.
Résultat très tendre et aéré. J'avais ajouté des pralines roses et c'est très bon !
Diane aura donc des goûters maison pour finir la semaine !

Et si je compare avec ma recette à la crème de marrons, j'ai mis un peu plus de farine et un peu moins de beurre et c'est très bien comme ça !
Bon appétit !

dimanche 10 février 2013

Un dîner (presque) parfait

Il est temps de relancer l'activité de ce blog ! Plein d'idées dans les tiroirs, une petite modernisation de la maquette et voilà on peut (re)commencer !
Evidemment, le premier post est consacré aux essais culinaires... Voici le menu du dîner d'hier. Une journée entière en cuisine, avec quelques courses en milieu de journée et une petite fille près de moi, coopérative au possible !
Tous les plats de ce menu peuvent être préparés la veille
Je ne sais pas pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup...


Au menu :

Verrine apéritive


Temps de préparation : 45 mn, avec l'aide d'une petite fille pour couper les crevettes...
Ingrédients pour 6 verrines moyennes :

- 300 g de crevettes roses cuites (plus 1 par personne pour la décoration)
- 2 avocats
- 1 mangue
- 1 citron vert
- 1 oignon nouveau (ou un peu d'oignon pas nouveau)
- 2 cuillerées à soupe d'huile d'olive
- quelques tours du moulin à poivre
- 6 gouttes de tabasco
- fleur de sel de Guérande (ou du sel tout simplement)
- 4 brins d'aneth (plus quelques uns pour la décoration) : pas indispensable

Préparez un grand saladier.
Ouvrez les avocats, retirez le noyau, prélevez la chair en petits cubes, mettez-la dans le saladier et arrosez-la de la moitié du jus de citron vert.
Épluchez la mangue. Coupez-la en petits dés et mettez-la à son tour dans le saladier. Mélangez un peu, délicatement.
Décortiquez les crevettes. Coupez-les en tronçons pas trop gros. Versez-les dans le saladier et mélangez à nouveau. 
Versez le reste du jus de citron vert.
Hachez fin l'oignon et versez-le sur la préparation. 
Ajoutez l'huile d'olive, les gouttes de Tabasco, le poivre, le sel
Mélangez. 
Mettez au frais pour trois heures.

A l'heure de l'apéritif, mettez la préparation dans des verrines moyennes et servez accompagné d'un Sauternes bien frais.


Blanquette de la mer, accompagnée d'une fondue de poireaux


Temps de préparation : deux heures, avec des moules déjà nettoyées ! Mais je ne suis pas une rapide non plus.
Ingrédients pour 6 personnes :

- 600 g de lotte (darnes, mais elles sont très grosses)
- 350 g de saumon (escalopes pas trop fines)
- 1,5 kg de moules (crues, avec les coquilles)
- 6 noix de Saint-Jacques (sans les coquilles !)
- 1 carotte
- 1 oignon
- 1 échalote
- 25 cl de vin blanc sec pour la cuisine
- 1 càs de fumet de poisson
- 1 pincée de safran en filaments
- 1 jaune d'oeuf
- le jus d'un citron
- 15 cl de crème fraîche 
- 40 g de beurre
- 20 g de farine
- 1 bouquet garni (laurier, thym)
- sel, poivre

Coupez les poissons en gros dés
Si les moules sont fraîches, il vous faudra les gratter. Si vous les achetez sous vide, vous gagnez au moins 30 mn sur le timing, ce qui n'est pas négligeable... Bref, une fois grattées, brassez-les plusieurs fois dans l'eau froide, égouttez-les.
Pelez la carotte, l'oignon et l'échalote. Emincez-les au couteau (j'ai coupé la carotte en julienne) et mettez-les dans un faitout avec le bouquet garni et les moules. Versez le vin blanc, couvrez et mettez sur feu moyen à fort environ 10 mn en remuant de temps en temps. Toutes les moules doivent être ouvertes.
Egouttez les moules. 
Filtrez le jus de cuisson. Reversez-le dans le faitout, ajoutez le fumet et portez à ébullition deux ou trois minutes pour que le jus se concentre.
Décoquillez les moules et réservez-les.
Dans une poêle, faites cuire les dés de poisson à feu doux 5 mn avec 20 g de beurre.
Dans une sauteuse à bords hauts ou dans une grande casserole, faites fondre 20 g de beurre, jetez-y la farine et remuez vivement pour faire un roux. Versez le fumet petit à petit et remuez sur feu doux pour obtenir une sauce lisse un peu épaisse. Ajoutez sel; poivre et safran.
Dans un bol, battez la crème, le jaune d'oeuf et le jus de citron. Ajoutez-les dans la sauteuse, puis déposez délicatement les morceaux de poissons, les Saint-Jacques et les moules. Laissez réchauffer à feu doux 5 mn.
Rectifiez l'assaisonnement si nécessaire (je n'ai rien ajouté !).

Cette recette peut être faite à l'avance. Elle se réchauffe très facilement, sur feu très doux et sur une plaque de cuisson. Il faut éviter de faire bouillir le mélange.

Source :
Magazine Cuisine et Vins de France. Je n'ai pas les références exactes. Merci à belle-maman qui nous a fait goûter cette recette dont je gardais un souvenir gourmand... 

Pour la fondue de poireaux, je ne la mets pas ici, elle est facile à trouver sur le net. Le truc, c'est d'ajouter de la moutarde au mélange...

Vin : Crozes-Ermitage blanc


Tarte au citron meringuée


Vous avez déjà vu ici la recette de la tarte à la rhubarbe meringuée. Voici donc la recette historique, celle que certains petits restaurants parisiens nous proposent, dans des versions plus ou moins heureuses, celle que l'on n'ose pas faire à la maison, parce qu'elle semble compliquée, mais en fait, non,  pas tant que ça...
Pour en découvrir deux versions très différentes et tout aussi succulentes, allez donc rue des Rosiers, ici et

La tarte au citron du Loir dans la Théière
 © Alison Harris - Parigramme

Temps de préparation : 3 heures ? Allez, maxi...
Ingrédients pour une tarte de taille normale (mon moule fait 23 cm de diamètre) : 

Pâte sablée :

- 240 g de farine
- 150 g de beurre de bonne qualité, mou
- 90 g de sucre
- 30 g de poudre d'amande (pour la conserver plus longtemps, je la range au congélateur)
- 1 sachet de sucre vanillé
- 1 jaune d'oeuf (gardez le blanc !)
- 1 pincée de sel

Dans le bol du robot (Magimix pour moi) mettez la farine, le sucre, le sucre vanillé et le sel.
Ajoutez le beurre coupé en dés et mélangez jusqu'à l'obtention d'un mélange sablé.
Ajoutez le jaune d'œuf et la poudre d'amande et battez jusqu'à l'obtention d'une pâte qui se détache des parois du bol, et qui soit non collante. (Ca, j'ai pas réussi. Non collante, oui. Mais carrément sablée aussi...)
Laissez reposer. Étalez la pâte avec le rouleau (ben, heu... comment dire ? Etaler du aggloméré avec un rouleau ??? Donc je l'ai étalée avec mes petits doigts dans le moule, dans lequel j'avais mis un disque de papier cuisson.
Piquez le fond de pâte à la fourchette.
Couvrez d’une feuille de papier cuisson et remplissez de légumes secs (ou de tout autre chose, cailloux par exemple...) et mettez au four 20 min à 180°C, puis retirez les légumes secs et la feuille et poursuivez la cuisson 10 minutes. Sortez la tarte du four et réservez.

Crème au citron : 

- 100 ml de jus de citron (un citron suffit)
- 300 ml d’eau
- 4 jaunes d’oeuf  (gardez les blancs !)
- 150 g de sucre
- 4 c a soupe rases de maïzena
- 30 g de beurre

Dans une casserole mettez l’eau et le jus de citron. Faites tiédir.
Versez la maïzena dans un bol et ajoutez un peu du mélange tiède eau-citron pour qu'elle s'hydrate sans faire de grumeaux. Remuez bien !
Versez ce mélange dans la casserole et faites épaissir sur feu doux, juste un peu, en surveillant et en mélangeant doucement. Une fois le mélange épaissi, coupez le feu et réservez.
Dans un saladier, fouettez le sucre et les jaunes d’oeuf puis ajoutez un peu du mélange eau-citron-maizena tiédi. Mélangez.
Remettez le mélange ensuite dans la casserole, et recuisez sur feu doux tout en remuant avec une cuillère en bois, jusqu’à obtenir une belle crème onctueuse.
Retirez la crème du feu et introduisez le beurre en petits morceaux.
Laissez refroidir juste un peu, et remplissez le fond de tarte.

Meringue à la française

- 5 blancs d'oeuf (ceux des jaunes utilisés plus haut dans la recette)
- 330 gr de sucre semoule (la règle, c'est 60 g de sucre pour 1 oeuf)
- 1 pincée de sel

Fouettez les blancs en neige ferme avec la pincée de sel.
Ajoutez le sucre par petites quantités tout en continuant de battre. et jusqu’à ce que les blancs d’oeuf deviennent brillants.
Décorez la tarte avec cette meringue selon votre goût. Pour que ce soit plus joli, vous pouvez verser le mélange dans un grand sac de congélation qui va faire office de poche à douille. Vous le percez à un angle et voilà.
Faites dorer la meringue au four, sur grill, préalablement préchauffé à 200 °. Attention, c'est l'affaire de quelques dizaines de secondes. Asseyez-vous devant le four et regardez attentivement porte semi-ouverte. Ce serait trop bête que la tarte soit brûlée...

Résultat : Le soir même, c'était bon, mais trop citronné à mon goût et surtout la crème au citron ne se tenait pas assez et la meringue n'était pas assez ferme non plus. Le lendemain en revanche, c'était bien mieux. Goût plus équilibré, crème qui se tient mieux. Mais la pâte était plus humectée qu'hier, ce que j'ai trouvé plutôt bien, en définitive. Bref, on peut donc faire cette tarte la veille.

Source :
http://www.amourdecuisine.fr/article-tarte-au-citron-meringuee-114713045.html

Bon dimanche, bien au chaud, avec Rover. C'est la tempête de neige, dehors... 

samedi 8 septembre 2012

goûter de rentrée : cupcakes à la crème de marrons


Il paraît que c'est la rentrée. 

Avec ce temps estival, nos enfants en sandales, les apéros sur le balcon, les tomates-mozza-basilic et un stress niveau zéro, on a du mal à y croire. Alors pour se mettre un peu dans l'ambiance qui sera la nôtre d'ici quelques semaines et ce pour plusieurs mois, j'ai anticipé et préparé des cupcakes à la crème de marrons, à la demande de la demoiselle de la maison. Succès total, parce qu'ils ont une pâte très aérée, donc légère. Je poste la recette ici, et c'est pour l'instant la meilleure que j'aie trouvée. 




Ingrédients, à mélanger dans cet ordre :

120 g de farine
1/2 sachet de levure
40 g de sucre
2 oeufs
120 g de beurre fondu
100 g de crème de marrons

Le cupcake, c'est une solution pratique et saine pour les goûters à l'école. Je les congèle et les sors au fil des besoins. L'intérêt c'est qu'on peut varier les parfums à l'infini. Aujourd'hui, j'ai ajouté un petit carré de chocolat sur le dessus avant la cuisson. La prochaine fois, je remplacerai la crème de marrons par de la pâte de pistache... 

Bonne rentrée à tous !

jeudi 26 janvier 2012

Poulet aux châtaignes










C'est un plat familial, qui évoque pour nous les montagnes de l'Ariège, la chaleur de la maison des parents et les fêtes qui approchent...


C'est tout simple et très bon.
D'abord il faut acheter un bon poulet, bien gros, chez votre boucher favori. Dites-lui bien de vous garder le foie et le coeur. Le gésier si on veut mais je trouve que c'est trop élastique, donc non ici.
Pour la farce :  
des oignons
une gousse d'ail
des lardons
foie et coeur du poulet
châtaignes en conserve sous vide

Coupez en lamelles le foie et le coeur
Emincez les oignons, l'ail et les châtaignes 
Faites revenir dans une poêle les oignons, auxquels vous ajoutez dans cet ordre les lardons, les abats, les châtaignes et l'ail
Une fois votre face plaisante à l'oeil, ajoutez-y de la crème fraîche pour la lier.

Mettez votre poulet dans un grand plat allant au four
Insérez la farce dans le poulet (vous avez enlevé les ficelles qui l'attachent, bien sûr) en le remplissant au maximum, versez un filet d'huile d'olive puis saupoudrez le dit poulet de thym . Mettez un peu d'eau dans le fond du plat.
A mi-cuisson, tournez le poulet, ajoutez dans le plat le reste de châtaignes entières et une pomme coupée en quartiers. 

Four à 180 °.  1 heure 30 de cuisson environ.

Servir avec une purée de patates douces...

On s'est régalés ce jour là avec Sandrine et Max...

dimanche 6 novembre 2011

Petit monstre

30 ans que je l'attendais, sans vraiment le savoir... non, pas un désir qui me rongeait, juste une petite rengaine, un truc en moi. J'aurais pu fort bien traverser cette vie sans y attacher plus d'importance que d'autres penchants que chacun a en soi - enfin j'espère.

Un matin, vers le début de cette année, je me suis décidé : j'aurai une Seven cette année ! Une fois mes critères établis, je l'ai trouvée dans le sud, à l'état presque sauvage et l'ai ramenée avec moi, plus près de ses origines.

Quelle est cette Seven ? Une automobile, d'un point de vue objectif, en tout cas.

Sans trop entrer dans les détails, c'est une machine de pilote du dimanche qui a été créée en 1957 par la petite firme anglaise Lotus et qui continue encore de nos jours à être produite, sur le même cahier des charges et avec quelques mises à jour, spécialement au niveau de la mécanique.

C'est une voiture assemblée à la main (ce qui est plus un gage de diversité que de qualité), un des plus anciennes sur le marché (à ma connaissance, la plus ancienne est la Morgan anglaise, présentée en 1936 !).
Probablement la seule auto à avoir régressé dans son développement : la mienne est un modèle 2008 de la série 3, série qui a commencé à la fin des années 60, alors qu'il y a eu ensuite une éphémère série 4 dans les années 70, donc ensuite retour à la série 3 !
Bref c'est paradoxal, déroutant, conservateur, parfois illogique et toujours attachant, comme pas mal de bons produits anglais.

Voici donc celle que je surnomme "petit monstre", déjà parce qu'elle en a un peu l'aspect :

De Bagnoles désirables


Elle n'avait connu que la piste, elle a été civilisée au minimum (en gros : des phares, un pare-brise et des plaques d'immatriculation). Pour le moment elle n'a pas de toit, même en toile. Pas de chauffage, pas d'assistance de direction, ni de freinage, pas d'ABS, mais un pont autobloquant, ce qui ne se fait plus sur les voitures de route et qui est pourtant un accessoire essentiel au plaisir et à l'efficacité.

150 cv énervés pour 550 kgs environ... ça correspond à une voiture "de sport" de 350-400 cv, enfin si la comparaison à un sens : dans sa configuration actuelle, "petit monstre" ne dépasse pas 175 km/h (mais les atteint en un temps très bref).

La voici le jour de son départ avec les gens qui organisent des courses pour ce genre d'engin et évidemment en vendent :

De Bagnoles désirables


C'est un petit monstre surtout parce que c'est une auto très impressionnante, surtout pour le néophyte qui s'aventure dans son petit habitacle exposé aux intempéries, au bruit et aux flammes de l'échappement, qui crache son envie d'en découdre à chaque tour de roue.

C'est un voiture de course telle que l'on en concevait dans les années 50, à part que la mise à jour actuelle lui confère des performances tout à fait actuelles, de plus, son gabarit et sa facilité apparente de pilotage désinhibent rapidement l'apprenti pilote que je suis : en gros, si je me débrouille bien et sur bon terrain, je peux taquiner des Porche préparées mais avec moins d’appréhension quant aux conséquences d'une sortie de route.

Malgré tout, je n'ai pas encore osé me mesurer à la piste, ce sera je pense pour le printemps, après un peu de mise au point de l'engin et du gars.

Entre temps, j'espère pouvoir la faire vrombir sur des routes aussi belles que celle-ci :

De Bagnoles désirables


à suivre...


dimanche 4 septembre 2011

Fondant au chocolat

Je suis toujours à la recherche de recettes rapides, faciles et satisfaisantes sur le plan gustatif. Parfois, je manque d'idées. D'autres fois, c'est très réussi. Mais la plupart du temps, je n'utilise pas au pied de la lettre la recette que j'ai choisie. Tout d'abord parce que les auteurs de recettes prennent un malin plaisir à passer sous silence des choses essentielles qui se transmettent très souvent seulement oralement. Et ensuite parce que j'utilise mon expérience, mes souvenirs pour ne pas trop me planter. Je me la joue un peu free style.

Le fondant au chocolat bénéficie sur le net d'une popularité certes méritée mais néanmoins exagérée, surtout quand on prend la peine de lire les premières réponses de Google sur le sujet. J'ai eu l'impression que les recettes proposées cherchaient surtout à embrouiller ceux qui voudraient se lancer dans l'aventure.
Bref, aujourd'hui j'avais du temps, deux petites filles prêtes à m'aider, du chocolat et des oeufs. Je me suis donc risquée à faire des fondants au chocolat en ramequins individuels. Pas si simple. La recette qui m'a servi de base est impossible à réaliser si on la suit. Mélanger du beurre, même mou, avec du sucre, vous avez déjà essayé ? Moi oui, par curiosité. Eh bien non, ce n'est pas une bonne idée.

Bref. Au boulot.

Proportions : 
1 tablette de chocolat noir Nestlé Dessert (200 g)
150 g de beurre mou
150 g de sucre en poudre
50 g de farine
4 oeufs
1 demi-bouchon d'arôme de mandarine (facultatif). Si vous voulez en acheter, c'est chez G. Detout près de la rue Montorgueil à Paris.

Cassez le chocolat en carrés et mettez-le dans une casserole. Ajoutez le beurre coupé en morceaux. Faites fondre le tout à feu très doux et en remuant très souvent. Surtout pas d'eau dans le mélange. Quand c'est fondu, retirez du feu.
Battez les oeufs et ajoutez-y le sucre. Battez vivement pour le sucre fonde. Le mélange devient un peu plus clair et mousse un peu sur les bords.
Versez le mélange chocolat-beurre sur les oeufs en faisant très attention de ne pas les faire cuire. Ben oui : le chocolat-beurre est très chaud... Donc allez-y en douceur. 
Ajoutez la farine à cette préparation
Ajoutez l'arôme de mandarine
Versez la préparation dans de petits ramequins de 10 cm de diamètre. Plus grand, c'est trop. C'est très calorique, le fondant, faut pas croire. Et ça cale !
Mettez au four pour une demi-heure maxi. Surveillez bien la fin de cuisson. Le dessus doit être lisse au début et craquelé à la fin. Le coeur doit être fondant. Contrôlez avec la point d'un couteau.
Une fois cuit, servez tiède. C'est à dire dix minutes après la sortie du four.

Miam.

Poulet Massalé

Bonsoir à tous, 

C'est la veille de la rentrée et, comme chacun sait, c'est une des périodes de l'année où l'on prend de bonnes résolutions. En vrac, rattraper le retard dans le remplissage des albums photo, faire en sorte que Diane se couche plus tôt le soir, passer moins de temps sur l'ordi et lire davantage... et aussi penser à mettre plus souvent les recettes de cuisine testées et approuvées.
Ce soir, ce sera poulet Massalé. C'est goûteux et rapide à préparer...

Pour deux : 

deux escalopes de poulet coupées en aiguillettes (entre 200 et 300 g, ça dépend des appétits)
un bel oignon
deux gousses d'ail
du gingembre en poudre
du cumin ou du curcuma en poudre
du massalé en poudre. Le massalé est un mélange d'épices provenant de la Réunion, composé le plus souvent de coriandre, cumin, fénugrec, graines de moutarde, clous de girofle et curcuma.
du lait de coco (un petite briquette)
de l'huile d'olive
du sel
et éventuellement des pignons de pin, des raisins secs ou des noix de cajou

Dans une poêle (ou une sauteuse ou un wok), faites rissoler les oignons émincés dans l'huile d'olive. Une fois qu'ils sont un peu dorés, ajoutez les aiguillettes de poulet. Faites revenir le tout quelques minutes. Ajoutez ensuite ail, massalé et cumin à votre goût. Il ne faut pas hésiter à mettre la dose si on veut que ça ait du goût. Pensez aussi à mettre du sel pour compléter. Vous pouvez alors mettre le lait de coco et mélanger la préparation sur feu doux. Goûtez pour rectifier l'assaisonnement si besoin. Ajoutez pignons de pin, raisins secs ou noix de cajou... Une fois que tout est dans la poêle (ou la sauteuse ou le wok) , c'est prêt en dix minutes...
Vous pouvez servir avec du riz ou de la purée.

Ah au fait, si vous voulez, vous pouvez ajouter une ou deux tomates coupées en dés, c'est très bon aussi.

mardi 10 mai 2011

Vert et Blanc

Cela fait un certain temps que je n'ai pas parlé cuisine...
Voici ma réussite de ce week-end : la tarte à la rhubarbe meringuée.

Ingrédients :

Pour 300 g de pâte (pour un moule de 23 cm) :
190 g de farine
90 g de beurre mou
5 cl d'eau

Pour l'appareil :
1 kg de rhubarbe pelée et coupée en tronçons de 3 cm
3 jaunes d'oeuf
100 g de sucre (au pif : ma recette disait 3/4 de cup)
100 g de crème liquide (idem)

Pour la meringue :
3 blancs d'oeuf
180 g de sucre
1 pincée de sel
Tout d'abord, j'avais décidé de tester mon Magimix 4200 pour la fabrication de la pâte brisée. Eh bien, c'est 20/20 ! J'ai obtenu une pâte parfaite, pas collante, qui s'étale bien au rouleau après une heure de repos. Le rêve. Seul détail : le 4200 est conçu pour les grandes familles : il aurait fallu que je prépare 900 de pâte d'un coup pour que la boule se forme bien dans le bol du mixer (je me fais comprendre ? Je suis pas sûre...).
Bref, je fais précuire ma pâte étalée dans le moule (ben oui...) au four à 180° pendant le temps nécessaire (15 mn ? Je n'en sais rien...). Penser à la piquer avec une fourchette, à mettre des haricots blancs au fond pour éviter les boursouflures...

Pendant ce temps, je fais blanchir les tronçons de rhubarbe une minute, je les égoutte et les réserve. Je casse mes oeufs en séparant les blancs des jaunes. Je mélange les jaunes avec le sucre et la crème et je mélange le tout avec la rhubarbe refroidie.

Voilà, ma pâte est légèrement dorée. Je la sors du four et je verse l'appareil délicatement, en répartissant bien la rhubarbe.

Ouf c'est fini. On met à cuire, 200° pendant 10 minutes, puis 180° pendant 15 minutes. Et on attend que ça refroidisse, car voilà la suite...

Il faut préparer la meringue. Jusqu'à présent, j'utilisais la méthode Ciloubidouille mais là j'ai décidé de prendre mon envol en appliquant une autre technique, confiée récemment par un pâtissier sympa. Bref, je bats mes blancs au batteur électrique, vitesse maxi. Ca va très vite, mes blancs sont très fermes. Je verse le sucre à la fin... Nickel. Mes blancs restent durs comme les fesses de la Vénus de Milo.

J'attends que la tarte refroidisse et j'applique la meringue délicatement sur la tarte... Miam. Je remets au four 15 minutes environ à la température qui convient (et que je ne connais pas... c'était pas dit dans la recette). Pas trop fort : disons 110° maxi. C'est la partie la plus délicate : il faut que la meringue soit sèche, un peu dorée mais pas brulée...

Régalez-vous...